Archive for the 'Uncategorized' Category

A La Nouvelle Orléans

Plus j’avance en âge, et plus je découvre de nouvelles facettes de ma personnalité. J’ai toujours cru être un aventurier dans l’âme. Et pourtant, il y a quelques temps, ma femme et moi sommes revenus d’un voyage de groupe à la Nouvelle Orléans. Ca peut certes paraître anodin, mais à la vérite, ça ne l’est pas du tout. Cela représente au contraire une évolution majeure, de mon point de vue. Car jusqu’à présent, ma moitié et moi étions de fervents adeptes du voyage en solo. Nous étions donc opposés au voyage de groupe, et l’idée d’en faire un un jour nous semblait inconcevable. La simple idée de devoir vivre 24h sur 24 avec des gens qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam nous paraissait absolument extravagante. Seulement, quand nous avons commencé à chercher nos prochaines vacances, nous avons déniché la description de ce voyage de groupe, et curieusement, ça nous a d’emblée titillés. J’ai réalisé que les désagréments qu’il pouvait y avoir à voyager en groupe étaient contrebalancés par un atout : celui de ne plus devoir se casser la tête dans les innombrables préparatifs qu’implique l’organisation d’un voyage. Des préparatifs qui vous poursuivent non seulement avant le départ, mais aussi tout au long du voyage. De manière générale, dès lors qu’on voyage par soi-même, je dirais qu’on fait toujours face à un peu (et parfois beaucoup) de stress. Ce qui est normal : après tout, on se retrouve en terre inconnue et on doit se débrouiller. C’est toujours une aventure. On passe évidemment des moments extraordinaires, mais très logiquement, le stress est toujours là. On garde toujours à l’esprit la suite de l’aventure et tous les détails à régler pour éviter de se retrouver le bec dans l’eau (sans logement, sans nourriture, sans essence, etc). Alors oui, c’est très instructif : cela nous oblige à nous organiser. On apprend avec les années à apprivoiser le stress (je me souviendrai toujours de mes premières vacances qui ont été un cauchemar parce que je ne savais pas encore gérer), on apprend même à développer des solutions originales face aux problèmes. Seulement, au bout d’un moment, on voudrait juste se reposer plutôt que de sans cesse jouer les Mc Gyver des routes. Et ça n’a rien de mal, en définitive. Si Vous pouvez jeter un oeil au site sur lequel nous avons trouvé notre voyage de groupe à la Nouvelle Orléans, si ça vous intéresse !

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Published in:Uncategorized |on janvier 6th, 2017 |Comments Off

Les voitures électriques sont-ils écolo ?

Les atouts écologiques des voitures électriques dépendent fortement des pays où elles sont exploitées, affirme une récente étude.  La Tesla électrique condamnée pour ses émissions polluantes Les voitures électriques produisent 40-50 % de CO2 en moins que leurs analogues diesel ou à essence, affirme Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Pourtant, il s’agit d’une moyenne mondiale et en réalité, les statistiques divergent fortement d’un pays à l’autre. Ainsi, dans les pays où dominent les centrales à charbon, la différence entre le volume de CO2 produit par les voitures à essence et celles qui fonctionnent à l’électricité est minimale. Si dans les pays où on recourt activement à l’énergie alternative (solaire, éolienne, etc.) les véhicules électriques sont beaucoup plus écologiques, en Chine, par exemple, elles produisent seulement 15 % de CO2 en moins que les véhicules à essence. Les statistiques montrent cependant que malgré cette hétérogénéité, la demande en véhicules électriques ne cesse d’augmenter à travers le monde : au premier semestre 2016, les ventes ont grimpé de 44%. La production de véhicules électriques suit elle aussi cette tendance. Ainsi, Volkswagen prévoit de produire 3 millions de voitures de ce type à partir de 2020.

Published in:Uncategorized |on janvier 4th, 2017 |Comments Off

Former des hommes libres

L’éducation doit former des hommes libres. Si vous voulez élever vos enfants pour la liberté, élevez-les simplement et ne craignez pas surtout de nuire ainsi à leur bonheur. Bien au contraire. Plus un enfant a de joujoux luxueux, de fêtes et de plaisirs recherchés, moins il s’amuse. Il y a là une indication sûre. Soyons sobres dans nos moyens de réjouir et de divertir la jeunesse et surtout ne créons pas à la légère des besoins factices. Nourriture, vêtement, logement, distractions, que tout cela soit aussi naturel et aussi peu compliqué que possible. Pour rendre aux enfants la vie agréable, certains parents leur donnent des habitudes de gourmandise et de paresse, leur font éprouver des excitations incompatibles avec leur âge, multiplient les invitations et les spectacles. Tristes présents que tout cela. Au lieu d’un homme libre vous élevez un esclave. Trop habitué au luxe, il s’en fatiguera, et pourtant lorsque pour l’une ou l’autre raison ses aises lui manqueront, il sera malheureux et vous avec lui: et, ce qui est pire, vous serez peut-être tous ensemble disposés dans les grandes occasions de la vie à sacrifier la dignité humaine, la vérité, le devoir, par pure lâcheté. Élevons donc nos enfants simplement, je dirais presque durement; entraînons-les aux exercices fortifiants, aux privations même. Qu’ils soient de ceux qui soient mieux préparés à coucher sur la dure, à supporter des fatigues, qu’à savourer les plaisirs de la table et le confort d’un lit. Ainsi nous en ferons des hommes indépendants et solides sur lesquels on puisse compter, qui ne se vendront pas pour un peu de bien-être et qui néanmoins, plus que personne, auront la faculté d’être heureux. Une vie trop facile amène une sorte de lassitude dans l’énergie vitale. On devient un blasé, un désillusionné, un jeune vieux, inamusable. Combien d’enfants et de jeunes gens sont aujourd’hui dans ce cas. Sur eux se sont posées, comme de tristes moisissures, les traces de nos décrépitudes, de notre scepticisme, de nos vices, et des mauvaises habitudes qu’ils ont contractées en notre compagnie. Que de retours sur nous-mêmes ces jeunesses fanées nous font faire! Que d’avertissements gravés sur ces fronts! Ces ombres nous disent par le contraste même que le bonheur consiste à être un vrai vivant, actif, prime-sautier, vierge du joug des passions, des besoins factices, des excitations maladives, ayant gardé dans son corps la faculté de jouir de la lumière du jour, de l’air qu’on respire; et dans son cœur, la capacité d’aimer et d’éprouver avec puissance tout ce qui est généreux, simple et beau.

Published in:Uncategorized |on janvier 4th, 2017 |Comments Off

Dégustation liquide

Il est un moment que je redoute particulièrement lorsque je vais au restaurant avec ma femme. C’est quand le serveur me fait goûter le vin et me regarde en attendant mon avis. Dans ces moments-là, je hoche la tête d’un air approbateur et je dis : « c’est bon ». Mais pour être honnête, je n’en ai aucune idée. Le serveur pourrait tout aussi bien me servir du jus d’aisselle que je ne suis pas sûr de faire la différence. Ma femme, qui est en la matière un peu plus exigeante, m’a donc dernièrement offert un cours d’oenologie à Nanterre. Et si je m’y suis rendu en grognant, force est de constater que j’ai beaucoup apprécié cette dégustation. En premier lieu, l’ambiance y était bon enfant. J’avoue que j’avais quelques préjugés sur ce type d’activité : j’étais sûr d’atterrir dans une soirée de gens éminemment raffinés, pendant laquelle chaque participant s’appliquerait à utiliser un vocabulaire oenologique extrêmement pointu. Mais j’ai vite compris que les autres personnes ne correspondaient pas à ce profil : en fait, elles en savaient autant que moi. Du coup, les échanges ont pu se faire très simplement, sans que personne se sente en position d’infériorité. Alors certes, au début, ce n’est pas forcément simple de trouver ses mots pour décrire le vin qu’on vient de goûter. Mais finalement, ce n’est pas si compliqué. On commence à tâtons, mais l’alcool aidant, on se sent de moins en moins inhibé au fil de la soirée et l’on n’hésite plus à donner ses impressions. Mais ce qui m’a clairement le plus intéressé avec ce cours, c’est le fait qu’on y affine ses goûts. On apprend à déterminer le type d’odeurs qu’on apprécie le plus, le type de saveurs qui nous correspond le mieux. Toutes ces micro-découvertes permettent de se connaître progressivement mais aussi de distinguer peu à peu les crus les plus appréciés par notre palais. Et ça, c’est une information qui vaut à elle seule de suivre ce genre de cours ! Si vous voulez un atelier dans une atmosphère cozy, suivez le lien vers le site pour les informations pratiques relatives à ce cours d’oenologie.

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Published in:Uncategorized |on octobre 28th, 2016 |Comments Off

Le trublion Taubira

Christiane Taubira a quitté le gouvernement, mardi, mais n’a pas abandonné le débat sur la déchéance de nationalité pour autant. Selon les informations de France 2, l’ancienne garde des Sceaux s’apprête à publier un livre-réquisitoire contre la déchéance de nationalité, mesure qui a valu son départ de l’équipe de Manuel Valls. Intitulé Murmures à la jeunesse, l’ouvrage devrait être publié aux éditions Philippe Rey dès demain, et non dans quelques semaines comme l’indiquait initialement la chaîne. Christiane Taubira y livre sa vision sur cette mesure à laquelle elle n’a cessé de s’opposer et la façon dont il faut, selon elle, concevoir les problèmes posés aujourd’hui par le terrorisme et la peur qu’il suscite. “Oui, il faut comprendre pour anticiper et aussi pour ramener du sens au monde. Que les cris des tyranneaux de la pensée cessent de tétaniser nos esprits”, écrit-elle notamment d’après les extraits cités par France 2. “Céder à la coulée d’angoisse et se laisser entraîner, au lieu d’endiguer, signe la fin du Politique et de la politique. Le glas. Plus fatal que l’hallali”, écrit-elle encore. Christiane Taubira revient aussi, dans ce livre, sur ses doutes au sein du gouvernement. Elle aurait écrit ce livre avant d’avoir pris la décision de démissionner. “Peut-être serait-il plus raisonnable d’être raisonnable et de laisser passer. (…) Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m’avisais de bâillonner ma conscience”, écrit l’ancienne ministre. D’après les informations du journal Le Monde, le livre de la ministre aurait été imprimé “discrètement” en Espagne, et sortirait effectivement dès ce lundi.

Published in:Uncategorized |on août 17th, 2016 |Comments Off

La métamorphose du luxe

Dans le monde très fermé du luxe, les clients se veulent de plus en plus discrets. Soucieux de leur image, les consommateurs aisés sont de plus en plus réticents à l’idée de s’offrir des produits de marques de luxe aux logos affichés. Prada, Louis Vuitton et Gucci ont ainsi enregistré une baisse des ventes, à des degrés différents, en 2014. Si la démocratisation des marques de luxe et la croissance du luxe abordable permettent une plus grande visibilité, elle se fait aux dépens de ce qui caractérise le luxe : le privilège de la rareté. Louis Vuitton, Gucci, Prada… Ces marques de luxe sont-elles devenues trop ordinaires pour continuer à plaire aux consommateurs les plus aisés qui aiment se distinguer des autres pour se sentir exister ? Le luxe a longtemps été synonyme d’ostentation et de rareté, justifiant des positionnement prix particulièrement élevés. Le secteur s’est progressivement concentré sur la constitution de véritables empires (LVMH, PPR puis Kering, Richemont) additionnant des activités différentes mais complémentaires. Certaines marques se sont en effet démocratisées et le luxe abordable a littéralement explosé dans certains pays comme la Chine notamment, générant des profits records pendant plusieurs années. Les consommateurs se sont littéralement rués sur des marques attestant une certaine idée de la réussite et une position sociale alors que les marques ont largement répondu à cette demande en ouvrant de nombreux points de ventes à l’international. De manière quasi-mécanique, la prolifération et l’hyper-visibilité de certains produits (comme les sacs à main Louis Vuitton) ont banalisé le luxe accessible. L’élargissement des cibles a donc étendu considérablement la clientèle des marques de luxe, mais a affaibli dans le même temps leur capital-marque au risque de voir la clientèle la plus aisée se détourner d’elles. Avec ce rejet des logos trop ostentatoires, va-t-on vers un luxe de discrétion ? Le nouveau chic serait-il l’anonymat ? Ou bien de l’ultra-exclusif avec des produits plus customisés à des prix exorbitants ? Les logos sont la pierre angulaire de toute construction identitaire de marque dont ils représentent l’élément le plus visuel et le plus reconnaissable (en dehors du nom qui construit la notoriété). Il s’agit donc bien d’un élément ostentatoire sur lequel la quasi-totalité des marques capitalisent depuis plusieurs décennies. Posséder une marque, et a fortiori une marque de luxe, c’est avant tout mettre en avant ce logo comme signe d’identification, de reconnaissance, comme marqueur social, etc. Il n’est donc pas surprenant que de nombreuses marques de luxe aient mis massivement en avant leur logo sur leurs enseignes, leurs produits, leur communication pour attirer et satisfaire un public avide d’ostentation. Pour autant, cette omnipotence du logo a été largement remise en cause depuis quelques années du fait de la conjonction de plusieurs facteurs. En premier lieu, nous venons de le dire, trop de visibilité a banalisé certains produits et certaines marques. Par ailleurs, l’ostentation n’est plus vraiment de mise dans de nombreux pays. Au Japon, aux USA, en Europe et en Russie, la crise et la prise de conscience des inégalités ont modifié certains comportements de consommation vers une possession d’objets plus orientée sur les valeurs, l’authenticité et la relation. En réaction, de nombreuses marques comme Gucci ont petit à petit mis de côté ou modifié leurs logos historiques. Pour autant, on ne peut pas parler de la fin des logos et des marques qui les ont érigés en phare identitaire. La force des grands groupes de luxe consiste à mettre en sommeil en quelque sorte leurs marques et produits historiques tout en affichant davantage de nouvelles marques plus en accord avec les tendances actuelles. Une fois la tendance de non-ostentation atténuée, les marques historiques retrouveront leur place.

Published in:Uncategorized |on août 17th, 2016 |Comments Off

L’islam et l’Europe à l’horizon 2025

A l’occasion d’un séminaire économique à Madrid en Espagne, la semaine dernière, un intervenant s’est penché sur la question de l’islam en Europe. Son intervention était une pure analyse sociologique, sans politique derrière. Et ce qu’il disait m’a paru très intéressant, car il tentait en fait de brosser un tableau de ce que serait l’islam en Europe à l’horizon 2025. Selon lui, si les schémas d’immigration actuels perdurent et si le taux de fécondité au-dessus de la moyenne des résidents musulmans se confirme, l’Europe de l’Ouest pourrait compter de 25 à 30 millions de musulmans à cette date. Les pays dont le nombre de musulmans va croissant enregistreront une mutation rapide de leur composition ethnique, en particulier autour des zones urbaines, ce qui compliquera leurs efforts d’assimilation et d’intégration. Les opportunités économiques seront certainement plus grandes dans les zones urbaines mais, sans accroissement des offres d’emplois, cette plus forte concentration pourrait déboucher sur des situations plus tendues et plus instables, comme celle qu’a connue la France à Paris et dans d’autres grandes villes, lors des émeutes de l’automne 2005. S’ils perdurent, les taux de croissance lents, les marchés du travail fortement réglementés et les modes de gestion du travail dans les entreprises brideront les opportunités d’emploi, et ce malgré la nécessité pour l’Europe d’enrayer le déclin de sa population en âge de travailler. Couplés avec des pratiques discriminatoires en matière d’emploi et des disparités en matière d’éducation, ces facteurs confineront probablement beaucoup de musulmans dans des activités peu valorisantes et de rémunération médiocre, creusant ainsi les clivages ethniques. Et en dépit d’une couche assez large de musulmans intégrés, un nombre de plus en plus grand d’entre eux — poussés par un sentiment d’aliénation et d’injustice — risque de choisir de vivre en vase clos, dans des quartiers aux cultures et pratiques religieuses spécifiquement musulmanes. Même si l’on ne doit guère s’attendre que les communautés immigrées obtiennent une représentation parlementaire suffisante pour influencer la politique intérieure ou la politique étrangère d’ici à 2025 (mais la question se pose à plus long terme), les problématiques relatives aux musulmans seront de plus en plus susceptibles de façonner la scène politique européenne. Il est donc essentiel que le gouvernement s’empare sans tarder de la question pour précéder cette évolution. J’ai bien apprécié cette intervention qui, une fois n’est pas coutume, ne s’embarrassait pas de considérations politiques et exposait de façon clinique la situation. Par ailleurs, j’ai aussi bien apprécié l’organisation de ce séminaire en Espagne. Je vous mets en lien l’agence qui s’en est occupée, pour vous donner une idée de ce à quoi nous avons eu droit sur place…

Published in:Uncategorized |on avril 23rd, 2016 |Comments Off

Contre le chèque syndical

Pour Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME, «il est hors de question que l’entreprise paye pour qu’un salarié adhère à une organisation». Ce genre de dispositif existe déjà dans de ­grandes entreprises, et notamment chez Axa. Le groupe donne un bon de financement à ses salariés, qu’ils peuvent utiliser - ou pas - pour adhérer au syndicat de leur choix. En clôture de la conférence sociale, lundi, Manuel Valls a évoqué l’instauration en France d’un «chèque syndical». Mardi, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a confirmé le sérieux du projet, en indiquant sur France Inter qu’il s’agissait d’une «piste parmi d’autres», pouvant être intégrée dans le futur projet de loi travail, présenté début 2016. Ce genre de dispositif existe déjà dans de grandes entreprises, et notamment chez Axa. Le groupe donne un bon de financement à ses salariés, qu’ils peuvent utiliser - ou pas - pour adhérer au syndicat de leur choix. D’emblée, la CGPME (représentant des PME) a réagi, en envoyant un communiqué d’alerte mardi. «Le chèque syndical est inacceptable. Il est hors de question que l’entreprise paye pour qu’un salarié adhère à une organisation!» tempête son secrétaire général, Jean-Eudes du Mesnil. Déjà excédée par la création, dans le cadre de la loi Rebsamen de l’été, de commissions paritaires régionales destinées à offrir une forme de représentation aux salariés des TPE (moins de dix salariés), la CGPME compte monter au créneau. Du côté du Medef, en revanche, la proposition ne déclenche pas d’opposition de principe: «Nous sommes favorables à ce qui peut favoriser un syndicalisme pragmatique. Pour juger, nous attendons de connaître précisément le projet. Y aura-t-il un critère de taille d’entreprise, stipulant qu’en dessous d’un seuil, le dispositif n’est pas obligatoire? Ce chèque réduira-t-il l’actuel prélèvement payé par les entreprises pour financer le paritarisme?» L’idée divise tout autant chez les syndicats. Lundi, Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, a salué l’initiative. Son homologue de FO, Jean-Claude Mailly, a, lui, estimé mardi sur BFM Business, que le chèque syndical, «ça fait trente ans que ça existe et ça ne marche pas, ça donne même lieu à du trafic».

Published in:Uncategorized |on avril 23rd, 2016 |Comments Off

Le rapport du temps

Les conditions produisent un double résultat. En même temps qu’elles rendent la pensée possible pour le sujet pensant, elles la rendent aussi objective, c’est-à-dire qu’elles lui donnent une portée, une valeur, une vérité. A quelles conditions, en effet, se demande Kant, devons-nous considérer le rapport des phénomènes et leur liaison comme ayant lieu dans la réalité, non pas seulement dans nos représentations? «Les représentations ne sont toujours que des représentations, c’est-à-dire des déterminations intérieures de l’esprit dans tel ou tel rapport de temps. D’où vient donc que nous faisons de ces représentations un objet, ou qu’indépendamment de leur réalité subjective comme modifications, nous leur attribuons encore je ne sais quelle réalité objective? La valeur objective ne peut consister dans le rapport avec une autre représentation; car autrement reviendrait la question: comment cette représentation sort-elle d’elle-même et acquiert-elle une valeur objective, outre cette valeur subjective qui lui est propre comme détermination ou état de l’esprit?—Si nous cherchons quelle propriété nouvelle le rapport à un objet donne à nos représentations, et quelle importance elles en retirent, nous trouvons qu’il ne fait que rendre nécessaire une certaine liaison des représentations et la soumettre à une règle. Réciproquement, par cela seul qu’un certain ordre de nos représentations est nécessaire sous le rapport du temps, elles ont une valeur objective… comme si une règle servant de principe nous forçait à garder cet ordre de perceptions plutôt qu’un autre. Cette contrainte est proprement ce qui rend enfin possible la représentation d’une succession dans l’objet, et non plus seulement dans notre imagination. En premier lieu, je ne puis intervertir une série de choses objectives, comme les diverses positions d’un bateau sur un fleuve,—en mettant avant ce qui vient après. En second lieu, étant posé l’état antérieur, l’événement déterminé arrive immanquablement et nécessairement.» Ainsi donc, si le lien établi entre les sensations n’était qu’un lien momentané, nous ne pourrions vraiment objectiver: nous retomberions encore dans la confusion primitive où le subjectif et l’objectif sont indiscernables, où il n’y a point de pensée ni de vérité; voilà pourquoi Kant admet un ordre de succession invariable. De plus, il ajoute à la constance la nécessité; les choses, pour être vraies, doivent être tellement liées par un déterminisme universel que nous n’en puissions concevoir la place changée; seul un tel ordre de choses, par sa nécessité, s’opposera au désordre de nos sensations ou à l’arbitraire de notre imagination, et acquerra ainsi une valeur objective, une vérité. Poussant sa thèse jusqu’au bout, Kant construit ainsi un déterminisme absolu et universel, où chaque chose est déterminée dans le temps et dans l’espace par tout ce qui la précède et par tout ce qui l’accompagne, en même temps qu’elle détermine pour sa part toutes les autres choses. Il ne se contente pas, comme l’école anglaise, d’une constance de fait, lien trop fragile et trop superficiel à ses yeux: il veut une nécessité intrinsèque, une loi universelle, qui est le principe de causalité phénoménale. Ce principe est la condition commune de toute intelligence et de toute intelligibilité.

Published in:Uncategorized |on avril 23rd, 2016 |Comments Off

Os pour os

Parfois, quand je regarde le JT, j’ai l’impression qu’on racle l’os de mon tibia avec un racloir. Surtout lorsque j’entends parler ceux qui nous “gouvernent” (mais cela est valable pour l’opposition également, puisque la plupart nous ont “gouvernés” par le passé). J’ai l’impression qu’ils vident ce pays de toute substance. Qu’ils nous vident, nous, de toute substance. Quitte à gratter jusqu’à l’os le moindre bout de viande restant.

Pourtant, selon l’endroit où je suis, cette impression ne suscite pas la même réaction. Lorsque je regarde le JT avec ma femme depuis mon canapé, à la maison, je suis pris de défaitisme, et même d’écoeurement, comme si j’avais avalé une plaquette de beurre.

Mais lorsque je regarde le JT depuis mon lit, dans une chambre d’hôtel, alors que je suis en déplacement pour le travail, je suis pris de colère. J’ai envie de réagir, d’écrire mon mécontentement. C’est tout le but de ce blog.

Pourquoi une telle différence selon le lieu, me direz-vous ? C’est tout simple. Quand je suis en déplacement, je regarde le plus souvent les infos sur une chaîne étrangère. Je vois alors la France telle qu’elle est vue en interne, mais depuis l’extérieur, avec un point de vue complètement différent. Et vous savez quoi ? Notre pays n’en ressort pas gagnant. A force de regarder ces pantins politiques qui nous resservent chaque fois les mêmes platitudes, on en vient à oublier qu’il existe un monde en dehors, plus vaste et plus innovant. C’est donc pour vous donner mon point de vue extérieur que j’ai créé ce blog. Pour étudier, disséquer les propos, discours, contradictions et parfois même initiatives de nos puissants. Et vous savez quoi ? Moi aussi, j’irai jusqu’à l’os !

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Published in:Uncategorized |on novembre 11th, 2009 |No Comments »


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