Dans les cieux

Cette expérience-là ne faisait pas partie de ma to-do list de choses à faire avant de mourir, mais l’occasion s’est présentée, et il aurait été dommage de refuser, n’est-ce pas ? Voilà pouruoi, il y a peu, j’ai réalisé un vol en montgolfière à Jonzac. Alors, si vous me lisez régulièrement, vous avez dû vous apercevoir que j’étais plutôt porté sur les sensations fortes, et qu’un vol en montgolfière est quand même assez loin de mon rayon habituel. Mais en fait, ce vol m’a bien apporté une sensation, et une sensation plutôt unique dont je sens encore l’effet aujourd’hui. Et cela fait, je dois dire, beaucoup de bien. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai parfois tendance à perdre de vue la réalité. Vous voyez le lapin d’Alice, qui est toujours en retard et court partout en répétant : « je suis en retard ! » ? Eh bien, il y a des jours où je lui ressemble un peu. Mais lorsque j’ai survolé le monde en montgolfière, j’ai soudain pris conscience combien ma frénésie est dérisoire. Tout comme celle des autres. Le monde est tellement vaste et superbe, et les êtres humains si petits. Nous ne sommes guère plus que des insectes, à l’échelle du monde. Nos vies sont ridiculement courtes, et même nos villes sont insignifiantes, comparées à la taille notre planète et de cet univers. Le monde qu’on admire depuis les airs existait longtemps avant que l’homme ne fasse son apparition, et continuera longtemps après son extinction.
Alors, je sais bien que toutes ces choses ne sont pas des révélations incroyables. Mais en fait, si. Parce qu’il existe une énorme différence entre le fait de savoir à quel point nous sommes petits, c’est-à-dire de le savoir en théorie, et le fait de le ressentir vraiment. Et croyez-moi, je l’ai pleinement ressenti en admirant le monde qui défilait sous la nacelle ! Je ne m’étais pas senti aussi petit depuis des années ! En quoi est-ce une sensation agréable ? Eh bien, après avoir ressenti cela, on est soudain beaucoup moins réceptif aux petits et grands tracas de ce monde. Et ça, je dois dire, ça fait un bien fou. Ce vol en montgolfière à Jonzac m’a fait prendre du recul, et c’est quelque chose de très appréciable, à une époque où l’on est sans cesse immergé. Pour plus d’informations, allez sur le site de cette expérience de vol en montgolfière à Jonzac et trouvez toutes les informations.

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Published in:Uncategorized |on juin 27th, 2017 |Comments Off

Le plus gros avion du monde

La société Stratolaunch Systems Corporation, financée par le cofondateur de Microsoft Paul Allen, a présenté mercredi 31 mai son avion géant Stratolaunch destiné à transporter et à lancer en orbite basse une fusée et son satellite. L’avion géant est sorti pour la première fois de son hangar dans le désert de Mojave (Californie). Propulsé par six réacteurs Pratt&Whitney PW4056 et monté sur 28 roues, il est destiné à lancer des fusées depuis une altitude de 9 100 mètres. Son envergure est de 117 mètres, ses deux fuselages font 72 mètres de long et il pèse 250 tonnes (590 tonnes avec la charge complète). « Nous sommes ravis d’annoncer que l’avion Stratolaunch a franchi une étape majeure dans son parcours visant à fournir un accès commode, fiable et routinier à l’orbite basse », a déclaré le directeur général de Stratolaunch Systems Corporation Jean Floyd dans un communiqué diffusé par le site Space.com. Le communiqué fait état de l’achèvement de la phase initiale de la construction et du début de la phase d’essai au sol et au vol. Selon Jean Floyd, Stratolaunch a été développé pour lancer les fusées Pegasus XL. Dans un premier temps il portera une seule fusée, et par la suite, ce nombre pourrait être porté à trois. Le premier lancement doit être effectué en 2019. La société Stratolaunch a été créée en 2011 par le milliardaire américain Paul Allen, cofondateur de Microsoft, dont la fortune est évaluée à 18,6 milliards de dollars.

Published in:Uncategorized |on juin 8th, 2017 |Comments Off

Les talibans reprennent la main en Afghanistan

Les talibans afghans ont annoncé vendredi dans un communiqué le lancement de leur offensive de printemps, baptisée “Opération Mansouri”, du nom de leur ancien leader, promettant de viser en priorité “les forces étrangères” stationnées dans le pays. “Le principal objectif de l’Opération Mansouri sera les forces étrangères, leurs infrastructures militaires et de renseignement, et l’élimination de leurs mercenaires locaux”, promettent-ils à propos des forces afghanes.  “L’ennemi sera visé, harcelé, tué ou capturé jusqu’à ce qu’il abandonne ses derniers postes”.  Ils entendent pour ce faire déployer tout un éventail de stratégies, de “l’attaque conventionnelle aux opérations de guerilla ainsi qu’aux attentats”, précisant à leurs sujets qu’il pourra s’agir “d’attaques suicides, d’attaques complexes et d’attaques de l’intérieur” retournant des soldats ou des policiers contre leurs pairs.  Le Mollah Mansour avait été tué le 22 mai 2016 par la frappe d’un drone américain en territoire pakistanais. Il avait pris la tête du mouvement des talibans afghans après l’annonce en juillet 2015 de la mort de son prédécesseur, le leader historique des talibans, le Mollah Omar.  Depuis plusieurs saisons les combats marquent le pas mais ne cessent pas réellement l’hiver en Afghanistan.   Les talibans ont notamment revendiqué l’assaut contre une base militaire du pays la semaine dernière, le 21 avril, qui a fait 135 tués et 64 blessés selon le Ministère de la Défense, principalement de jeunes recrues en formation.  Ils ont fait plus de 2.100 victimes civiles au cours des trois premiers mois de l’année, selon le décompte des Nations Unies. 

Published in:Uncategorized |on mai 5th, 2017 |Comments Off

Sondages, Amsterdam et Chamonix

I love Amsterdam ! Les Pays-Bas ont su raison garder : le parti du premier ministre Mark Rutte s’en est sorti en remportant 32 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement. Ce scrutin était important, parce que pour les politologues, il était censé indiquer où en était le populisme dans l’UE. Et les chiffres sont loin d’être aussi dramatiques que ce qui était annoncé ! Oui, mais se pose la question : pourquoi ? Vendredi dernier, j’ai suivi un incentive à Chamonix où nous avons réfléchi à cette ascension des populistes en Europe. Pas mal de mes collègues présageaient que rien ne pouvait arrêter ce phénomène. Avec la victoire de Trump, il leur semblait inévitable que cette tendance s’amplifie en Europe. Mais je ne pense pas comme eux : en ce qui me concerne, je suis persuadé que la pensée nationaliste peut se borner aux pays anglo-saxons et être bloquée en Europe. Ces élections aux Pays-Bas sont fascinantes, parce qu’elles confirment une fois encore l’inaptitude des sondages à deviner les résultats d’une élection. Ces derniers promettaient au Parti pour la liberté un résultat nettement supérieur à celui obtenu ! Cependant, il est important de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ; cela ne signifie en effet pas que ces sondages soient sans valeur : car les prédictions qu’ils ont donnés ont eu un impact sur le vote final. Il est fort probable que ces sondages aient poussé les électeurs à voter massivement. La plupart des gens résument les sondages à un simple thermomètre, mais en fait, ils sont bien davantage. J’ai lu un jour qu’en physique quantique, le simple fait d’inspecter un élément suffit à changer son activité. C’est assez comparable, en politique : les sondages ont la capacité de changer les comportements des individus ! C’est la raison pour laquelle les sondages ne peuvent plus pronostiquer le dénouement d’une élection : la vague nationaliste qu’ils prédisent a pour effet de remotiver les gens qui sont opposés à cela et vont alors voter, alors qu’ils n’y seraient pas allés en temps normal ! Soit dit en passant, j’ai adoré cet incentive à Chamonix. Si la destination vous est inconnue, je vous préconise le voyage… Voici le site de l’événement, si vous voulez creuser la question.

Published in:Uncategorized |on mai 3rd, 2017 |Comments Off

Un couple de Seine-et-Marne soupçonné d’avoir prostitué des mineures en fugue

La semaine passée, un couple a été interpellé dans une chambre d’hôtel de Pontault-Combault. Selon les enquêteurs, la jeune femme, elle-même en fugue, a reconnu avoir prostitué des mineures. Lui a 21 ans, elle tout juste 17. Tous deux ont été interpellés mercredi dernier dans un hôtel de Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, relate Le Parisien. Selon le chef de la Sûreté départementale interrogé par le quotidien, ce “couple diabolique” aurait, depuis plusieurs semaines, prostitué des fugueuses alors qu’elles étaient mineures, dans des hôtels d’Île-de-France. La suspecte est elle aussi une fugueuse. Elle a quitté le domicile de ses parents à Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, en décembre 2016. Lorsque les policiers la retrouvent, la jeune femme se trouve avec son petit-ami actuel, à Torcy (Seine-et-Marne). A en croire les petites annonces que le couple a postées sur des sites internet, la jeune femme se prostitue. Elle est ramenée chez elle, mais fugue une seconde fois, avant d’être de nouveau localisée dans un hôtel, grâce au propriétaire des lieux, cette fois à Noisiel (Seine-et-Marne). Dès le lendemain de son placement dans une famille d’accueil, l’adolescente prend encore la fuite. Lorsqu’elle est repérée dans l’hôtel de Pontault-Combault avec son petit ami, le 22 février, la jeune femme reconnait devant les policiers avoir recruté d’autre adolescentes, en fugue comme elle, afin de les prostituer. Dans la chambre du couple, Le Parisien précise que le

Published in:Uncategorized |on mars 27th, 2017 |Réagir »

A La Nouvelle Orléans

Plus j’avance en âge, et plus je découvre de nouvelles facettes de ma personnalité. J’ai toujours cru être un aventurier dans l’âme. Et pourtant, il y a quelques temps, ma femme et moi sommes revenus d’un voyage de groupe à la Nouvelle Orléans. Ca peut certes paraître anodin, mais à la vérite, ça ne l’est pas du tout. Cela représente au contraire une évolution majeure, de mon point de vue. Car jusqu’à présent, ma moitié et moi étions de fervents adeptes du voyage en solo. Nous étions donc opposés au voyage de groupe, et l’idée d’en faire un un jour nous semblait inconcevable. La simple idée de devoir vivre 24h sur 24 avec des gens qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam nous paraissait absolument extravagante. Seulement, quand nous avons commencé à chercher nos prochaines vacances, nous avons déniché la description de ce voyage de groupe, et curieusement, ça nous a d’emblée titillés. J’ai réalisé que les désagréments qu’il pouvait y avoir à voyager en groupe étaient contrebalancés par un atout : celui de ne plus devoir se casser la tête dans les innombrables préparatifs qu’implique l’organisation d’un voyage. Des préparatifs qui vous poursuivent non seulement avant le départ, mais aussi tout au long du voyage. De manière générale, dès lors qu’on voyage par soi-même, je dirais qu’on fait toujours face à un peu (et parfois beaucoup) de stress. Ce qui est normal : après tout, on se retrouve en terre inconnue et on doit se débrouiller. C’est toujours une aventure. On passe évidemment des moments extraordinaires, mais très logiquement, le stress est toujours là. On garde toujours à l’esprit la suite de l’aventure et tous les détails à régler pour éviter de se retrouver le bec dans l’eau (sans logement, sans nourriture, sans essence, etc). Alors oui, c’est très instructif : cela nous oblige à nous organiser. On apprend avec les années à apprivoiser le stress (je me souviendrai toujours de mes premières vacances qui ont été un cauchemar parce que je ne savais pas encore gérer), on apprend même à développer des solutions originales face aux problèmes. Seulement, au bout d’un moment, on voudrait juste se reposer plutôt que de sans cesse jouer les Mc Gyver des routes. Et ça n’a rien de mal, en définitive. Si Vous pouvez jeter un oeil au site sur lequel nous avons trouvé notre voyage de groupe à la Nouvelle Orléans, si ça vous intéresse !

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Published in:Uncategorized |on janvier 6th, 2017 |Comments Off

Les voitures électriques sont-ils écolo ?

Les atouts écologiques des voitures électriques dépendent fortement des pays où elles sont exploitées, affirme une récente étude.  La Tesla électrique condamnée pour ses émissions polluantes Les voitures électriques produisent 40-50 % de CO2 en moins que leurs analogues diesel ou à essence, affirme Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Pourtant, il s’agit d’une moyenne mondiale et en réalité, les statistiques divergent fortement d’un pays à l’autre. Ainsi, dans les pays où dominent les centrales à charbon, la différence entre le volume de CO2 produit par les voitures à essence et celles qui fonctionnent à l’électricité est minimale. Si dans les pays où on recourt activement à l’énergie alternative (solaire, éolienne, etc.) les véhicules électriques sont beaucoup plus écologiques, en Chine, par exemple, elles produisent seulement 15 % de CO2 en moins que les véhicules à essence. Les statistiques montrent cependant que malgré cette hétérogénéité, la demande en véhicules électriques ne cesse d’augmenter à travers le monde : au premier semestre 2016, les ventes ont grimpé de 44%. La production de véhicules électriques suit elle aussi cette tendance. Ainsi, Volkswagen prévoit de produire 3 millions de voitures de ce type à partir de 2020.

Published in:Uncategorized |on janvier 4th, 2017 |Comments Off

Former des hommes libres

L’éducation doit former des hommes libres. Si vous voulez élever vos enfants pour la liberté, élevez-les simplement et ne craignez pas surtout de nuire ainsi à leur bonheur. Bien au contraire. Plus un enfant a de joujoux luxueux, de fêtes et de plaisirs recherchés, moins il s’amuse. Il y a là une indication sûre. Soyons sobres dans nos moyens de réjouir et de divertir la jeunesse et surtout ne créons pas à la légère des besoins factices. Nourriture, vêtement, logement, distractions, que tout cela soit aussi naturel et aussi peu compliqué que possible. Pour rendre aux enfants la vie agréable, certains parents leur donnent des habitudes de gourmandise et de paresse, leur font éprouver des excitations incompatibles avec leur âge, multiplient les invitations et les spectacles. Tristes présents que tout cela. Au lieu d’un homme libre vous élevez un esclave. Trop habitué au luxe, il s’en fatiguera, et pourtant lorsque pour l’une ou l’autre raison ses aises lui manqueront, il sera malheureux et vous avec lui: et, ce qui est pire, vous serez peut-être tous ensemble disposés dans les grandes occasions de la vie à sacrifier la dignité humaine, la vérité, le devoir, par pure lâcheté. Élevons donc nos enfants simplement, je dirais presque durement; entraînons-les aux exercices fortifiants, aux privations même. Qu’ils soient de ceux qui soient mieux préparés à coucher sur la dure, à supporter des fatigues, qu’à savourer les plaisirs de la table et le confort d’un lit. Ainsi nous en ferons des hommes indépendants et solides sur lesquels on puisse compter, qui ne se vendront pas pour un peu de bien-être et qui néanmoins, plus que personne, auront la faculté d’être heureux. Une vie trop facile amène une sorte de lassitude dans l’énergie vitale. On devient un blasé, un désillusionné, un jeune vieux, inamusable. Combien d’enfants et de jeunes gens sont aujourd’hui dans ce cas. Sur eux se sont posées, comme de tristes moisissures, les traces de nos décrépitudes, de notre scepticisme, de nos vices, et des mauvaises habitudes qu’ils ont contractées en notre compagnie. Que de retours sur nous-mêmes ces jeunesses fanées nous font faire! Que d’avertissements gravés sur ces fronts! Ces ombres nous disent par le contraste même que le bonheur consiste à être un vrai vivant, actif, prime-sautier, vierge du joug des passions, des besoins factices, des excitations maladives, ayant gardé dans son corps la faculté de jouir de la lumière du jour, de l’air qu’on respire; et dans son cœur, la capacité d’aimer et d’éprouver avec puissance tout ce qui est généreux, simple et beau.

Published in:Uncategorized |on janvier 4th, 2017 |Comments Off

Dégustation liquide

Il est un moment que je redoute particulièrement lorsque je vais au restaurant avec ma femme. C’est quand le serveur me fait goûter le vin et me regarde en attendant mon avis. Dans ces moments-là, je hoche la tête d’un air approbateur et je dis : « c’est bon ». Mais pour être honnête, je n’en ai aucune idée. Le serveur pourrait tout aussi bien me servir du jus d’aisselle que je ne suis pas sûr de faire la différence. Ma femme, qui est en la matière un peu plus exigeante, m’a donc dernièrement offert un cours d’oenologie à Nanterre. Et si je m’y suis rendu en grognant, force est de constater que j’ai beaucoup apprécié cette dégustation. En premier lieu, l’ambiance y était bon enfant. J’avoue que j’avais quelques préjugés sur ce type d’activité : j’étais sûr d’atterrir dans une soirée de gens éminemment raffinés, pendant laquelle chaque participant s’appliquerait à utiliser un vocabulaire oenologique extrêmement pointu. Mais j’ai vite compris que les autres personnes ne correspondaient pas à ce profil : en fait, elles en savaient autant que moi. Du coup, les échanges ont pu se faire très simplement, sans que personne se sente en position d’infériorité. Alors certes, au début, ce n’est pas forcément simple de trouver ses mots pour décrire le vin qu’on vient de goûter. Mais finalement, ce n’est pas si compliqué. On commence à tâtons, mais l’alcool aidant, on se sent de moins en moins inhibé au fil de la soirée et l’on n’hésite plus à donner ses impressions. Mais ce qui m’a clairement le plus intéressé avec ce cours, c’est le fait qu’on y affine ses goûts. On apprend à déterminer le type d’odeurs qu’on apprécie le plus, le type de saveurs qui nous correspond le mieux. Toutes ces micro-découvertes permettent de se connaître progressivement mais aussi de distinguer peu à peu les crus les plus appréciés par notre palais. Et ça, c’est une information qui vaut à elle seule de suivre ce genre de cours ! Si vous voulez un atelier dans une atmosphère cozy, suivez le lien vers le site pour les informations pratiques relatives à ce cours d’oenologie.

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Published in:Uncategorized |on octobre 28th, 2016 |Comments Off

Le trublion Taubira

Christiane Taubira a quitté le gouvernement, mardi, mais n’a pas abandonné le débat sur la déchéance de nationalité pour autant. Selon les informations de France 2, l’ancienne garde des Sceaux s’apprête à publier un livre-réquisitoire contre la déchéance de nationalité, mesure qui a valu son départ de l’équipe de Manuel Valls. Intitulé Murmures à la jeunesse, l’ouvrage devrait être publié aux éditions Philippe Rey dès demain, et non dans quelques semaines comme l’indiquait initialement la chaîne. Christiane Taubira y livre sa vision sur cette mesure à laquelle elle n’a cessé de s’opposer et la façon dont il faut, selon elle, concevoir les problèmes posés aujourd’hui par le terrorisme et la peur qu’il suscite. “Oui, il faut comprendre pour anticiper et aussi pour ramener du sens au monde. Que les cris des tyranneaux de la pensée cessent de tétaniser nos esprits”, écrit-elle notamment d’après les extraits cités par France 2. “Céder à la coulée d’angoisse et se laisser entraîner, au lieu d’endiguer, signe la fin du Politique et de la politique. Le glas. Plus fatal que l’hallali”, écrit-elle encore. Christiane Taubira revient aussi, dans ce livre, sur ses doutes au sein du gouvernement. Elle aurait écrit ce livre avant d’avoir pris la décision de démissionner. “Peut-être serait-il plus raisonnable d’être raisonnable et de laisser passer. (…) Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m’avisais de bâillonner ma conscience”, écrit l’ancienne ministre. D’après les informations du journal Le Monde, le livre de la ministre aurait été imprimé “discrètement” en Espagne, et sortirait effectivement dès ce lundi.

Published in:Uncategorized |on août 17th, 2016 |Comments Off

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